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cbd vs thc

Nombreux sont les blogs attachés au commerce de dérivés légaux de cannabis à poser de nos jours la question de la différence entre le CBD et le THC.
Il va de soi que la différence est toujours relative à des objets que l’on compare. Étant donné que CBD et THC sont des cannabinoïdes, rien n’empêcherait de les comparer. Autrement dit, une personne inavertie qui poserait la question de savoir si l’on peut comparer l’un et l’autre de ces alcaloïdes poserait une question on ne peut plus légitime, voire savante.
Il ne faudrait cependant pas s’y tromper. Car vouloir savoir si l’on peut comparer CBD et THC ; en quoi ; dans quelle mesure ; est loin d’être la même chose de vouloir d’emblée connaître la différence entre l’un et l’autre.

Avant de pouvoir demander la différence entre deux choses, deux objets, deux phénomènes, il faudrait que le sujet qui pose la question soit en possession d’au moins quelques idées concernant leur nature, leur mode de fonctionnement, leur disposition à affecter. En d’autres termes, pour demander la différence entre CBD et THC, il faudrait d’abord savoir que ce sont des alcaloïdes présents dans le cannabis (d’où le terme « cannabinoïdes »).

Qu’est-ce qui rapproche le THC du CBD ou vice-versa ? 

Tout cannabinoïde est donc un alcaloïde. De sorte qu’il n’est pas interdit d’affirmer que le CBD et le THC ont cela en commun qu’ils entrent dans la catégorie des « substances organiques d’origine végétale, à propriétés plus ou moins basiques, de structure souvent complexe, contenant au moins un atome d’azote engagé dans un cycle de la molécule, peu soluble dans l’eau, facilement soluble dans l’alcool et donnant des colorations spécifiques avec certains réactifs ».

Quand on est familiarisé avec l’idée qu’il existe certains corps qu’on extrait des végétaux et qu’on les regarde en chimie comme des alcalis parce qu’ils neutralisent les acides, on peut alors commencer à songer à se demander la différence entre le CBD et le THC. Mais quand on ne sait ni ce que sont les alcalis, ni comment ils se manifestent, ni comment ils peuvent affecter un organisme, ce type de question n’a pas lieu d’être pour des raisons évidentes de manque d’enseignements propédeutiques. Si cela vous semble familier quand vous lisez ici qu’il existe
des alcaloïdes azotés ou animaux, qui sont des composés neutres, qui jouent un rôle de base auprès de quelques acides, alors vous êtes en mesure de comprendre les éventuelles différences entre un cannabinoïde X et un cannabinoïde Y.

Mais si la plupart des mots que vous venez de lire ne rime pour vous à rien du tout, il vaut mieux éviter de parler de « différence » et chercher plutôt à penser en termes de « variété ». Car, comme dirait un poète ancien : « Les différences qui caractérisent la variété des plants de chanvre sont donnés à sentir aux sages. »
Et comme il est toujours permis de comparer les plus célèbres des cannabinoïdes (CBD et THC), voyons quelques termes utiles de comparaison.

En savoir + : Sativa vs Indica : ce qu’il faut savoir ? 

Quelques termes de comparaison entre le CBD et le THC

Juridiction

Pour commencer par ce qui intéresse en priorité, les termes juridiques. Face à la loi CBD, la science est un enfant, répète la fiction de nos dirigeants. Et face à la science, les savoirs ancestraux de peuples anciens ne sont que légende.

Shamans et grand-mères du monde entier ont beau chanter à l’unisson les bienfaits de ce roseau dioïque sauvage, cela affecte peu ou pas les décideurs des quelques puissances économiques de notre époque, héritière d’Adam Smith. En France, la solution cannabique contenant plus de 0,2 % de THC est totalement interdite et illégale. Ainsi, dès qu’on accepte de se dévoiler la face, on admet que ce qui nous pousse généralement à demander au premier venu la différence entre le Cannabidiol (CBD) et le Δ-9-tétrahydrocannabinol (THC) n’est pas tellement la curiosité scientifique – que l’école aurait semée en notre for et qui nous tiendrait le cœur chauffé – mais plutôt la nécessité de savoir si, par suite d’un contrôle éventuel des forces de l’ordre en cas de possession ou prise de CBD, tout ira bien pour nous.

À la personne cherchant donc à savoir la différence entre THC et CBD à cause de la répression policière, il est donc permis de donner la réponse suivante : le contrôle cherche le THC, pas le CBD.

Composition chimique

À la lumière d’un rapport publié en 2015 dans la Revue de la Littérature de l’Institut National de Santé Publique du Québec, intitulé « Les effets du cannabis sur la conduite automobile », il est permis de comparer THC et CBD par leur composition chimique de manière tout à fait simple.

Les auteurs du rapport affirment d’abord que « le principe actif engendrant la majorité des effets psychoactifs du cannabis est le THC, quoiqu’un effet synergique entre ce dernier et les autres substances se trouvant dans la plante soit potentiellement présent » – la synergie pouvant être rapidement définie comme l’association de plusieurs organes pour l’accomplissement d’une fonction. Puis, quelques lignes plus loin, le lecteur constate que « le CBD ne [possède] aucune activité psychoactive ».

Ainsi, d’après des experts issus de la communauté scientifique canadienne, il est permis de dire en termes chimiques que la différence entre le Δ-9-tétrahydrocannabinol et le Cannabidiol est que le premier engendre des effets psychoactifs et le second ne possède pas d’activité psychoactive.

Propriétés psychochimiques

En vertu de l’absence de culture au sein des populations soumises au régime du salariat et du confort juridique dont disposent les puissantes corporations privées, le dense nuage entourant le sens des mots concernant le chanvre est loin de se dissiper. Il faut avoir été durablement narcotisé pour être passé à côté du plus vieux des stratagèmes de la gouvernance des masses : l’ignorance. Il faut en effet avoir été assommé ou abruti pour ne pas être en mesure de constater l’intérêt à la fois fiduciaire et gouvernemental qui entoure la difficulté qu’ont aujourd’hui les citoyens à comprendre le sens des mots « psychotrope » ou « narcotique », par exemple.

Quand la conscience de toute une population est narcotisée par un système scolaire fondé sur l’unicité, la pluralité des manières de voir devient inviable. Quand le discernement est tué dans l’œuf par des systèmes totalitaires déguisés en démocratie, la compétence permettant de voir autrement devient un des biens non-matériaux les plus durs à obtenir à l’âge adulte. Cette unification oculaire engendre la superstition, qui est à son tour cette sorte de « sentiment de vénération […] fondé sur la crainte ou l’ignorance, par lequel on est souvent porté à se former de faux devoirs, à redouter des chimères, et à mettre sa confiance dans des choses impuissantes ». De nos jours, soit on fait confiance à des charlatans qui ne font que répéter des incomplétudes et imprécisions concernant le chanvre et ses dérivés, soit on ne sait pas à qui s’y fier.

On gagnerait à assumer que dire que le THC est présent sous forme d’acide carboxylique inactif dans la plante de chanvre est dire quelque chose d’obscur. Prétendre que cette substance dût préalablement subir une décarboxylation pour se présenter sous forme psychoactive, c’est demeurer dans l’obscurité. Mais quand on continue l’exposé scientifique en affirmant que cette substance doit alors être exposée à une chaleur supérieure à 120° C, ça commence à devenir intelligible. Car lorsqu’il est concentré, le THC se présente comme une substance huileuse, visqueuse et hautement volatile, et cela ne semble pas si difficile à comprendre – du moins si l’on n’ignore pas que la volatilité est la faculté dont jouissent certains corps solides ou liquides de se transformer en vapeur, en gaz. Effectivement, si l’assertion consistant à affirmer que le THC est une molécule extrêmement lipophile ne semble pas totalement dépourvue de sens aux yeux de la plupart des citoyens instruits, la chose peut se compliquer quand on ajoute, toujours d’après le rapport publié en 2015 dans la Revue de la Littérature de l’Institut National de Santé Publique du Québec, les indicateurs de ladite molécule : logP (indicateur du coefficient de partage octanol/eau) : 7,6 ; pKa (indicateur du degré d’ionisation) : 10,6.

Simple ou compliqué, quel que soit votre niveau d’instruction, votre culture cannabique, votre disposition à apprendre, il vous semblera surprenant de constater par ailleurs que le Δ-9- tétrahydrocannabinol (THC) se dégrade en Cannabidiol (CBD) lorsqu’il est exposé à l’air, à la chaleur et à la lumière et s’oxyde en Cannabinol (CBN – cannabinoïde absent dans la plante fraîche) lorsqu’il est exposé à un acide.

Conclusion sur le CBD et le THC (une coexistence)

Indubitablement, CBD et THC sont comparables. Pour résumer leur différence, le moins averti des intéressés peut dire sans peur qu’elle consiste dans le fait que le THC est psychoactif et que le CBD ne l’est pas.

Il est néanmoins aisé de confirmer leur coexistence. Or, bien qu’ils fonctionnent ensemble dans notre système endocannabinoïde, le CBD agit dans le système immunitaire tandis que le THC engendre davantage des réactions au sein du système nerveux.

Étant donné que différents récepteurs sont activés dans le cerveau et dans le système nerveux selon qu’ils soient exposés au THC ou au CBD, les symptômes découlant de leur ingestion varient selon la quantité de l’un et/ou de l’autre, ainsi que selon le rapport des deux.

Si nous prenons en compte un article paru dans le British Journal of Pharmacology, il est permis d’affirmer que le THC est un agoniste des récepteurs CB1 et CB2 et le CBD un antagoniste de ces mêmes récepteurs – ce qui conduit à supposer que la différence de la réponse qu’ils engendrent dans l’organisme humain peut être de l’ordre de l’opposition. Une façon plus ou moins savante de dire en que le CBD n’est pas psychoactif : et s’il ne l’est pas, c’est en d’autres termes parce qu’il n’entre pas en interaction directe avec les récepteurs cannabinoïdes.

Étudié de nos temps à cause de sa faculté d’équilibrer (voire de combattre) les effets du THC, le CBD agit dans l’arrêt de l’enzyme dotée de la fonction de métaboliser l’anandamide (laquelle nous pouvons définir, d’après les mots du Dictionnaire médical de l’Académie de Médecine comme la « substance extraite du cerveau, jouant un rôle de neuromédiateur, reconnue par le récepteur des dérivés cannabinoïdes »). Dans ce processus, la libération de la dopamine (définie à son tour comme le « neuromédiateur biosynthétisé par différentes cellules nerveuses dites dopaminergiques, de la médullosurrénale ou des cellules chromaffines de l’intestin ») ainsi que les effets qui la suivent sont bloqués.

Pour finir, nous pouvons affirmer avec le docteur Aaron Hammond, auteur de Cannabis thérapeutique, que le CBD favorise la libération d’un autre cannabinoïde responsable de l’activation des récepteurs CB1 et CB2 mentionnés antérieurement. En somme, si tout permet de conclure que le THC et le CBD ont des propriétés pharmacologiques assez similaires, ce dernier fonctionne sans entraîner d’effet euphorique.

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